Chers Radis, je suis arrivée en Mongolie et voici donc mon dernier article sur la Russie ! C’est avec grand plaisir que je vous raconte ma dernière étape dans ce fascinant pays. Ces derniers jours en Russie ont probablement été mes préférés… Étaient-ce les super potes que je me suis faits ? La majesté de l’immense lac Baïkal et de ses pentes tantôt rousses, tantôt enneigées ? L’inoubliable expérience du bania (sauna russe) avec Nikolaï ? Le soleil, le vent, le froid ? Les discussions autour du poisson fumé, le partage de la soupe, les fous rires ? Sûrement un peu de tout ça 😉

Sur la route du thé à Irkoutsk

Photographiés au minuscule musée du thé à Irkoutsk : un samovar traditionnel et un verre à thé enchâssé dans un porte-verre en métal typiquement russe. Le samovar sert seulement à maintenir de l'eau au chaud et ne contient pas du tout de thé. Sur le dessus, on pose une théière contenant un thé très fort et concentré, dont on verse une petite quantité dans les tasses avant de le diluer avec l'eau chaude du samovar.
Photographiés au minuscule musée du thé à Irkoutsk : un samovar traditionnel et un verre à thé enchâssé dans un porte-verre en métal typiquement russe. Le samovar sert seulement à maintenir de l’eau au chaud et ne contient pas du tout de thé. Sur le dessus, on pose une théière contenant un thé très fort et concentré, dont on verse une petite quantité dans les tasses avant de la diluer avec l’eau chaude du samovar.

Dans mon article de la semaine dernière, je vous racontais notamment mon long voyage en train jusqu’à Irkoutsk. Cette ville a en effet constitué ma dernière étape russe sur le tracé du Transsibérien, qui se poursuit ensuite vers l’est. Pour ma part, j’avais d’autres plans… Mais avant de bifurquer vers le sud et la Mongolie, j’ai tenu à passer quelques jours à Irkoutsk et au bord du lac Baïkal, qui se trouve environ 70 km plus loin.

Je n’ai passé qu’une journée à Irkoutsk, dont j’ai plutôt apprécié l’atmosphère et l’architecture sibériennes. J’en ai profité pour visiter le tout petit musée du thé, où j’ai découvert que mon parcours de Moscou à Pékin correspondait à la “route du thé”. En effet, le thé de Chine transitait par la Mongolie et entrait en Russie aux abords d’Irkoutsk, avant d’être transporté vers l’ouest et la capitale. Moi qui me passionne pour le thé, j’étais ravie d’apprendre que je suivais sa route !

J'ai aussi visité la maison Volkonsky, qui appartenait à un décembriste exilé en Sibérie et à sa famille. Les décors du milieu du XIXème siècle avaient un petit côté "Les Quatre Filles du Dr March" pas désagréable ;)
J’ai aussi visité la maison Volkonsky, qui appartenait à un décembriste exilé en Sibérie avec sa famille. Les décors du milieu du XIXème siècle avaient un petit côté “Les Quatre Filles du Dr March” pas désagréable 😉
J'ai profité de ma journée à Irkoutsk pour goûter des raviolis bouriates, appelés "pozy". Ils sont garnis de viande et on verse quelques gouttes de sauce soja par le petit trou. Puis on fait un petit trou en mordant le coin, on aspire le jus bien gras et on croque le tout !
J’ai profité de ma journée à Irkoutsk pour goûter des raviolis bouriates, appelés “pozy”. Ils sont garnis de viande et on verse quelques gouttes de sauce soja par le petit trou. Puis on mord un petit coin et on aspire le jus bien gras avant de croquer le tout !
J'ai également goutté à cette délicieuse confiture de mini-pommes de pin. C'est très étonnant car on s'attend à quelque chose de dur ou filandreux, mais les pommes de pin fondent sous la dent... Une super découverte.
J’ai également goutté à cette délicieuse confiture de mini-pommes de pin. C’est très étonnant car on s’attend à quelque chose de dur ou filandreux, mais les pommes de pin fondent sous la dent… Une super découverte, bien sibérienne !

Listvianka, petit village de pêcheurs au bord du lac Baïkal

Je n’ai pas passé la nuit à Irkoutsk mais ai trouvé un minibus qui descendait directement à Listvianka, au bord du lac Baïkal. C’était un peu l’aventure car je n’arrivais pas à trouver l’arrêt d’où partent les bus. C’est à ce moment-là que j’ai été le plus contente d’avoir appris trois mots de russe, qui m’ont été fort utiles 😉 Et une fois le bus trouvé, j’ai dû attendre quarante minutes qu’il soit rempli de passagers avant qu’il ne parte. Au final, j’ai trouvé ce système très efficient car les bus ne roulent que pleins !

Listvianka est un petit village de pêcheurs, mais qui a aussi l'air de vivre beaucoup du tourisme attiré vers les magnifiques rives du Baïkal. Il s'étale sur les pentes bordant le nord-ouest du lac, mais sur une minuscule portion (le Baïkal est immense). Par les jours de temps clair, on distingue nettement les montagnes sur la rive sud.
Listvianka est un petit village de pêcheurs, mais qui a aussi l’air de vivre beaucoup du tourisme attiré par les magnifiques rives du Baïkal. Il s’étale sur les pentes bordant le nord-ouest du lac, mais sur une minuscule portion (le Baïkal est immense). Par les jours de temps clair, on distingue nettement les montagnes sur la rive sud. Après le mauvais temps de la veille, elles étaient couvertes d’une couche de neige toute fraîche…

En descendant du bus, je me suis retrouvée juste au bord du lac et j’ai été prise d’une forte émotion face à son immensité. Le soleil commençait à baisser dans un ciel sans nuages et se diffusait à travers l’eau parfaitement transparente. Moi qui rêvais de voir le lac “balalaïkal”, comme je croyais qu’il s’appelait à l’époque, depuis l’enfance… Bon, ça m’a un peu calmée quand j’ai dû grimper une demi-heure jusqu’à mon auberge de jeunesse avec mon gros sac sur le dos xD Il y avait un bon petit dénivelé jusqu’au “Belka Hostel” !

La montagne bordant le lac de notre côté était déjà bien rousse et piquetée de jolies maisons sibériennes en bois.
La montagne bordant le lac de notre côté était déjà bien rousse et piquetée de jolies maisons sibériennes en bois. L’auberge elle-même ressemblait à un joli chalet et avait un vrai petit charme montagnard !

En arrivant, j’ai eu le plaisir de retrouver la belle Luisa, l’Italienne rencontrée à Novossibirsk qui avait changé ses plans pour me rejoindre à Listvianka. Elle avait ramené avec elle Vassa, une Russe tout juste rencontrée sur l’île d’Olkhon, qui faisait un peu de tourisme dans le coin. Cependant, j’ai aussi eu deux mauvaises surprises en arrivant : il n’y avait pas d’internet à l’auberge, et surtout le bania (sauna russe) ne fonctionnait pas… T_T

Dans le bania de Nikolaï

A la recherche du bania perdu

En voyant ma déception, Vassa et Luisa se sont mis en tête de nous trouver un bania coûte que coûte. Pendant que je vous écrivais l’article de blog de la semaine dernière, elles sont donc allées frapper à toutes les portes du village pour essayer de trouver un bania ! Et Nikolaï, un voisin de l’auberge, a répondu à l’appel. Comme il lui fallait du temps pour allumer le feu et faire chauffer le bania, il leur a donné rendez-vous pour le soir.

Entre temps nous avons rencontré et sympathisé avec d’autres occupants de l’auberge, que nous avons convaincus de nous accompagner. C’est ainsi qu’à la nuit tombée nous nous sommes présentés à huit chez Nikolaï, sans trop savoir ce qui nous attendait… Il y avait là trois Français (dont moi), un Suisse, une Allemande, une Italienne, un Australien et un Finlandais.

Il manque trois personnes sur cette photo, mais ça fait déjà un bon petit groupe :) Vous noterez les élégants chapeaux de feutre que l'on porte pour protéger sa tête de la chaleur et des branches de bouleau. Idem pour les moufles en toile !
Il manque trois personnes sur cette photo, mais ça fait déjà un bon petit groupe 🙂 Vous noterez les élégants chapeaux de feutre que l’on porte pour protéger sa tête de la chaleur et des branches de bouleau. Idem pour les moufles en toile !

En un mot comme en cent : on a tous ADORE faire le bania chez Nikolaï ! Notre hôte s’est super bien occupé de nous et nous a expliqué tout le processus. Il était très drôle, avec ses trois mots d’anglais et même un peu de français, mais en même temps il restait sérieux : le bania, ça rigole pas… C’est un rituel central dans la culture russe, et en particulier sibérienne !

Les étapes du bania :

  • Avant toute chose, on revêt un chapeau de feutre et des moufles en toile pour se protéger la tête et les mains… Vous allez vite comprendre pourquoi xD
  • Puis on rentre dans le bania (semblable à un sauna, mais avec un grand poêle au lieu du brasero) chauffé à 125°C (comme je vous le dis !!!), on s’assoit et on transpire un bon coup
  • Ensuite, Nikolaï se saisit d’un bouquet de branches de bouleau trempant dans un grand seau d’eau en bois, ouvre la porte du poêle, y fourre le bouquet mouillé, puis le ressort et le frappe à plusieurs reprises contre le poêle brûlant.
  • Ceci étant fait, il nous ordonne de nous allonger sur le ventre… Et nous fouette le dos avec les branches ! (on le faisait les uns après les autres et quand le premier y est passé on hurlait de rire en entendant ses exclamations, de douleur ou de plaisir, difficile à dire… Bon, au final, ça ne fait pas mal du tout, je vous rassure. Mais le bruit impressionne !!)
  • Pendant qu’un autre se fait fouetter le dos par notre hôte, on continue de s’auto-fouetter le reste du corps
  • Puis, comme on n’en peut plus de chaleur, on sort vite DEHORS (oui, dans la nuit à 2°C de la Sibérie) et on plonge tout entier dans le bassin en bois rempli d’eau glacée (elle aussi à 2°C, naturellement). On essaye d’y rester le plus longtemps possible, pour une moyenne de cinq secondes…
  • Enfin, on se laisse égoutter sur la terrasse en contemplant le ciel étoilé et en respirant l’odeur de feu de bois et de forêt. Au bout de trois minutes, on a soudain très froid, on rentre à l’intérieur et on recommence tout le processus deux fois !
  • Pour finir, quand on est passé trois fois par le chaud-fouettage-froid, vient le rituel du lavage. Nikolaï se saisit d’une grosse éponge savonneuse terriblement rude et nous frotte le dos, les épaules, la poitrine (enfin, pas pour les filles, mais les gars y sont passés) et le cou. Le pire, c’était le cou, même si les garçons prétendent que leurs tétons s’en souviennent encore…
  • Enfin, quand on est bien frotté de partout, il nous donne une bassine d’eau bien chaude qu’on se verse sur la tête avec bonheur. Mais à peine a-t-on finit qu’il arrive derrière en traître et nous envoie une autre bassine d’eau glacée sur la tronche ! Je peux vous dire que ça donne des vidéos TRÈS drôles.
  • Après ça, c’est fini : on se sèche et on savoure l’incroyable énergie que procure le bania. On avait une pêche d’enfer : ce soir-là, personne n’avait sommeil !
C'est bien simple : j'étais morte de rire TOUT LE LONG. Mais là, ça se mélangeait avec un cri de douleur : l'éponge en crin de Nikolaï faisait vraiment super mal... Et sur le cou c'est terrible !!
C’est bien simple : j’étais morte de rire TOUT LE LONG. Mais là, ça se mélangeait avec un cri de douleur : l’éponge en crin de Nikolaï faisait vraiment super mal… Et sur le cou c’est terrible !!

Ce bania a vraiment été un moment fort pour le groupe que nous formions par hasard : autant rigoler, et surtout se fouetter mutuellement avec des branches de bouleau, ça crée des liens, forcément… En ce qui me concerne, j’avais envie de tester le bania depuis très longtemps et cette séance a réussi à surpasser mes espérances.

Hm, ça sentirait pas l’omoul ?

Après le bania, nous avons organisé une petite fête improvisée en l’honneur de la spécialité du coin : l’omoul fumé ! Ce poisson proche du saumon ne se trouve que dans le Baïkal et, malheureusement, est menacé d’extinction. Pas à cause des pêcheurs, pour une fois, mais parce que les phoques du lac pullulent et s’en font un régal… Théoriquement, ce poisson est donc maintenant interdit à la pêche et n’est plus vendu en Russie. Mais à Listvianka, on le trouve partout 😉

“Omoul, omoul, omoouuuul !!!”

Ce poisson est un peu devenu la mascotte de notre groupe. Pour un oui ou pour un non, surtout s’il y avait un (rare) creux dans la conversation, l’un de nous s’écriait “omoouuuul” ! Ne me demandez pas pourquoi, je crois que le bania nous avait un peu cuit les neurones… Mais ce qui nous faisait le plus rire, c’était de constater à quel point nos doigts sentaient le poisson même après les avoir lavées trois fois. C’est tenace, l’omoul !

La tronche des poissonnières sur le marché de Listvianka : tellement russe xD
La tronche des poissonnières sur le marché de Listvianka : l’expression tellement russe xD Comme vous le voyez, il y avait un large choix de poissons fumés.
Certains pêcheurs vendaient les omouls fumés directement devant leur petite maison en bois.
Certains pêcheurs vendaient les omouls fumés directement devant leur petite maison en bois.
Omoul fumé : âmes sensibles s'abstenir (moi j'adore ça, évidemment, même si c'est un peu chiant d'enlever les arêtes)
Omoul fumé : âmes sensibles s’abstenir (moi j’adore ça, évidemment, même si c’est un peu chiant d’enlever les arêtes)
La cuisine du "Belka Hostel" était très chaleureuse et invitait vraiment à la fête. En plus, l'absence d'internet rendait tout le monde plus sociable ;)
La cuisine du “Belka Hostel” était très chaleureuse et invitait vraiment à la fête. En plus, l’absence d’internet rendait tout le monde plus sociable 😉 La star au centre, tenue par Elise : l’omoul, bien-sûr !!
Nous avons invité ce gentil japonais, Taka, à se joindre à nous. Il était trognon... Victor lui avait mis ce poulet de l'équipe de France sur la tête pour rigoler et Taka, trop poli, n'osait plus l'enlever. Chaque fois qu'il disait oui il hochait la tête à plusieurs reprises en secouant le poulet, ce qui avait le don de nous faire mourir de rire...
Nous avons invité ce gentil Japonais, Taka, à se joindre à nous. Il était trognon… Victor lui avait mis ce poulet de l’équipe de France sur la tête pour rigoler et Taka, trop poli, n’osait plus l’enlever. Chaque fois qu’il disait oui il hochait la tête à plusieurs reprises en secouant le poulet, ce qui avait le don de nous faire mourir de rire…

Sur le Grand Sentier du Baïkal, entre montagne et eau

Le lendemain de ce fameux bania, nous nous sommes (presque) tous levés sur les coups de 6h30 pour aller randonner. En effet, Listvianka est un des points de départ du Grand Sentier du Baïkal, un projet de sentier de randonnée aménagé par des volontaires qui prévoit un jour de faire le tour du lac. Pour notre part, nous projetions de rejoindre le village de Bolshie Koty, à 25 km, en 8h de marche maximum. Comme aucune route ne mène à ce petit village, le seul moyen de revenir sans dormir sur place est le bateau, qui part à 18h : c’est pourquoi nous sommes partis très tôt.

Départ de bon matin pour la randonnée sur le Grand Sentier du Baïkal ! On a l'air frais comme ça, mais en fait on n'avait dormi que deux heures...
Départ de bon matin pour la randonnée sur le Grand Sentier du Baïkal ! On a l’air frais comme ça, mais en fait on n’avait dormi que deux heures…
Les paysages entre Listvianka et Bolshie Koty étaient vraiment magnifiques. Parfois, les falaises et les pins rappelaient irrésistiblement la Méditerranée... Mais en levant les yeux, on apercevait les montagnes couvertes de neige et tout à coup on se croyait dans les Alpes ! Tandis que les bouleaux roux rappelaient le Canada... Trop étrange ;)
Les paysages entre Listvianka et Bolshie Koty étaient vraiment magnifiques. Parfois, les falaises et les pins rappelaient irrésistiblement la Méditerranée… Mais en levant les yeux, on apercevait les montagnes couvertes de neige et tout à coup on se croyait dans les Alpes ! Tandis que les bouleaux roux rappelaient le Canada… Trop étrange 😉
Petite sieste nécessaire après le pic-nique partagé des restes de tout le monde, car personne n'avait eu le temps de passer acheter des trucs à manger !
Petite sieste nécessaire après le pic-nique bricolé à partir des restes de tout le monde, car personne n’avait eu le temps de passer acheter des trucs à manger !

C’était une balade absolument magnifique, que je recommande à toute personne qui irait du côté du Baïkal. Il y a un bon petit dénivelé au début, mais la vue récompense tous les efforts 😉 Malheureusement, je n’ai pas pu aller jusqu’à Bolshie Koty… En effet, le vent était très fort et nous nous sommes douté que le bateau serait annulé. Luisa et moi, qui ne pouvions risquer de passer la nuit sur place et ainsi rater notre train au départ d’Irkoutsk, avons donc fait demi-tour à la moitié. En tout, avec la marche d’approche depuis l’auberge, on aura bien fait 9h de marche et 800m de dénivelé… Sachant qu’on n’avait quasiment pas dormi la veille. A 19h on était CUITS.

Au revoir la Russie… Direction la Mongolie !

Après des au revoir déchirants et des promesses de se retrouver les uns les autres quelque part dans le monde, Luisa et moi avons rejoint Irkoutsk. Nous avons encore fait une dernière soirée, où nous avons été rejointes par Elise de la Team Bania et Kathi (rencontrée à Saint Pétersbourg) et son chéri, puis nous nous sommes tous dit au revoir… Pour le moment 😉

Mon parcours en Transsibérien au cours du mois passé en Russie : Saint-Pétersbourg, Moscou, Kazan, Tobolsk, Novossibirsk, Tomsk, Irkoutsk et enfin Listvianka. Ensuite, direction la Chine via la Mongolie :)
Mon parcours en Transsibérien au cours du mois passé en Russie : Saint-Pétersbourg, Moscou, Kazan, Tobolsk, Novossibirsk, Tomsk, Irkoutsk et enfin Listvianka. Ensuite, direction la Chine via la Mongolie 🙂

Le lendemain matin, je me levais juste avant l’aube pour aller prendre le très fameux Transmongolien. Partant d’Irkoutsk à 8h13, il a rejoint Oulan-Bator, la capitale de la Mongolie, en vingt-trois heures de route absolument superbe. En bonus, j’étais en très bonne compagnie avec deux autres Françaises (dont une Marion !) et un Germano-Danois du nom de Lars (original ^^).

Dernier aperçu du lac Baïkal depuis la fenêtre du Transmongolien, qui relie Irkoutsk à Ulan Bator, la capitale de la Mongolie. C'est un trajet magnifique, qui longe le lac pendant plusieurs heures avant de traverser les premières steppes.
Dernier aperçu du lac Baïkal depuis la fenêtre du Transmongolien, qui relie Irkoutsk à Ulan Bator, la capitale de la Mongolie. C’est un trajet magnifique, qui longe le lac pendant plusieurs heures avant de traverser les premières steppes.

Contrairement aux autres trains russes où je n’avais vu aucun touriste, le Transmongolien était presque exclusivement occupé par des Français et des Allemands… Après ce grand bain de culture russe, ça m’a fait tout bizarre ! Il était d’ailleurs temps de faire mes adieux à ce pays qui m’a surprise de plein de façons, et presque toujours en bien. Une chose est certaine : je reviendrai, et en hiver de préférence ! Je me suis promis de faire du patin sur le Baïkal gelé 😉

Je suis donc en Mongolie depuis trois jours ! J’ai programmé cet article pour aujourd’hui, mais je suis en fait partie pour un trek d’une semaine en Mongolie centrale. Actuellement, je me trouve donc quelque part dans les steppes, peut-être en train de faire du cheval ou de dormir dans une yourte… Ou encore en train de me taper le cul dans un minibus cahoteux xD A bientôt pour que je vous raconte tout ça !

Cet article a 6 commentaires

  1. En effet ça sent bien l’omoul du Baïkal ce reportage! quel régal
    Tu vois tant de choses en si peu de temps, avec toutes ces rencontres aussi, que le temps doit défiler à toute vitesse dès que tu es sortie des wagons et de la proximité du samovar qui rythmait les roulements sur le rail.
    Je respire ce grand air avec toi ma poulett.

    1. Oui c’est vrai que le temps passe très vite… Et en même temps il a l’air de s’étirer étrangement. Ma vie en France me paraît carrément lointaine, et il me semble que j’ai déjà beaucoup changé en à peine 5 semaines ! Et surtout, je vis des choses tellement fortes avec les nouvelles personnes que je rencontre que j’ai l’impression de les connaître de longue date.

  2. Un vrai rayon de soleil! Bravo Marion!

  3. Quelle étape et quel article! Miam le omoul ! Le chalet en bois, le bania, les paysages, la compagnie ..que du bon
    Je t’imagine maintenant chevauchant dans les steppes de Mongolie cheveux au vent. Gros bisous ma Marioune.

  4. Quel régal de te lire ! Une plongée dans ta sacrée aventure à chaque fois… je deviens addict de ton blog 😉. Take care !

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