Salut les Radis d’août !

Comme je vous le disais dans mon dernier article sur le restaurant Doshilack à Lyon, en ce moment ma marotte c’est la cuisine coréenne 🙂 Cela fait déjà plusieurs semaines qu’on m’a prêté un beau livre de recettes coréennes, qui me faisait de l’œil du haut de mon frigo… J’avais du temps samedi dernier, alors j’ai gribouillé une liste de courses des plus exotiques et j’ai filé à l’épicerie coréenne qu’on m’avait recommandée ! J’ai fait le plein d’ingrédients bizarres et, le soir même, j’ai testé une étonnante recette de street food coréenne : les tteok kochi (gâteaux de riz gluant grillés à la sauce sucrée pimentée). Décoiffant…

Mon inspiration : le livre de cuisine de Ken

Bon, d’accord, pas de Ken. Mais j’étais morte de rire quand j’ai vu quel livre on m’avait prêté : “La cuisine coréenne de FABIEN YOON”. Alias M. Playmobil Beaugoss, un petit minet français qui s’est expatrié en Corée et y est devenu starlette ! Je vous avoue que j’étais assez sceptique quant à la qualité du contenu…

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Eh bien, mea culpa les gars : ce livre est super bien fait ! Dès que j’ai ouvert les pages, je suis tombée sous le charme (pas de Fab, mais du bouquin et de ses recettes). Vous savez, quand on ouvre un livre de cuisine et qu’on sait qu’on va vivre des choses fortes ensemble… (Non, vous savez pas ??) J’avais déjà ressenti ça avec l’excellent “Izakaya : apéros japonais” de Laure Kié, par exemple. Beau papier, oui, belle mise en page, certes… Mais surtout :

  • De très belles photos, colorées et épurées à la fois ;
  • Une traduction systématique des noms de plats et d’ingrédients : on apprend plein de mots et ça nous met direct dans l’ambiance 😉
  • Une présentation pédagogique et détaillée des différents ingrédients et ustensiles qui entrent en jeu dans la cuisine coréenne (ça, ça m’a vraiment rappelé les livres de Laure Kié) ;
  • De nombreuses anecdotes sur la nourriture en Corée, comment se tenir à table, à quel saison manger quel plat… Génial pour se plonger dans la culture culinaire du pays !

J’ai donc feuilleté le livre et, m’inspirant de la saison et de mon butin du marché, j’ai sélectionné quelques recettes… Puis, ma liste de courses en main, j’ai filé chez Kimchi !

Razzia à l’épicerie Kimchi, ma nouvelle caverne d’Ali Baba

Kimchi n’est autre qu’une petite épicerie coréano-japonaise, toute discrète, dans le quartier de Saxe-Gambetta à Lyon. Je n’habite pas très loin et je suis passée devant des dizaines de fois, mais je ne l’avais JAMAIS remarquée… Et pour cause : une fois de plus, la façade est plus que modeste ! Vieillotte, même. C’est vraiment une adresse pour les initiés, car sans la chercher on ne tournerait même pas la tête.

Devanture du magasin "Kimchi" à Lyon (quartier Saxe-Gambetta).
Devanture du magasin “Kimchi” à Lyon (quartier Saxe-Gambetta).

Mais à l’intérieur, quel trésor… Je ne m’attendais franchement pas à un tel choix. Kimchi se spécialise dans les ingrédients japonais et coréens et propose une variété de produits qui m’a vraiment impressionnée. Je suis peut-être une petite campagnarde naïve, mais je ne pensais pas trouver en-dehors de Paris des ingrédients tels que des feuilles fraîches de shiso, des anchois séchés artisanaux pour bouillon coréen, du kimchi maison vendu en barquettes, de la sauce aux haricots noirs ou bien des tteok, ces gâteaux de riz gluant que je n’avais encore jamais goûtés…

Je suis restée au moins 30 minutes dans la petite épicerie, lisant avidement toutes les étiquettes, me retenant de TOUT prendre (car c’est pas donné quand même !). J’ai finalement fait mon choix et payé les 24 € à la petite dame au joli accent. En sortant, j’étais toute surprise de me retrouver en plein Lyon, tant cette demi-heure m’avait transportée au loin ! Et à peine trois pas plus loin, je regrettais de n’avoir pas pris de gelée de yuzu et d’anchois séchés. Je me suis donc juré d’y retourner bientôt 😉

De gauche à droite et de haut en bas : feuilles de shiso, gochujang (pâte de piment fermentée), tteok (cylindres de pâte de riz gluant), bouillon d'anchois en poudre, vermicelles d'amidon de pomme de terre, feuilles de sésame marinées, champignons enoki, kimchi artisanal (chou fermenté au piment), nouilles instantanées à la sauce noire et inari (peau de tofu frit marinée).
De gauche à droite et de haut en bas : feuilles de shiso, gochujang (pâte de piment fermentée), tteok (cylindres de pâte de riz gluant), bouillon d’anchois en poudre, vermicelles d’amidon de pomme de terre, feuilles de sésame marinées, champignons enoki, kimchi artisanal (chou fermenté au piment), nouilles instantanées à la sauce noire et inari (peau de tofu frit marinée).

Tteok kochi : la brochette de Proust des Coréens

Les tteok m’intriguaient beaucoup, et c’est pourquoi j’ai décidé de tester cette recette de brochette en premier. Il faut dire aussi que c’est très rapide à préparer et que mon séjour chez Kimchi m’avait donné les crocs… 😉

D’après le livre de ce cher Fab, les écoliers se ruent sur les stands de brochettes de tteok grillés en sortant de l’école. Un classique de la comfort food, en quelque sorte le pain au chocolat des petits Coréens ! “Chouette”, me dis-je, “un repas-goûter en somme.” Ce que je ne savais pas encore, c’est que les écoliers coréens ont une bien meilleure résistance au piment que moi…

Une recette super-bizarre et méga-délicieuse

La recette est simplissime. On commence par faire griller trois minutes les tteok, ces petits cylindres de pâte de riz gluant, dans une poêle bien chaude avec un peu d’huile (de sésame, de préférence). Puis on les embroche sur un pic en bois et on les badigeonne d’une sauce sucrée-salée-pimentée écarlate, composée d’ingrédients SUPER BIZARRES. Quand j’ai lu la liste des ingrédients, j’ai eu l’impression que la personne qui avait inventé la recette avait attrapé tout ce qu’il y avait de rouge dans son frigo, sur le simple critère de la couleur ! Voilà la liste des ingrédients de cette sauce rouge :

  • 1,5 CS de gochujang (pâte de piment fermentée, une des bases de la cuisine coréenne)
  • 1 CS de miel
  • 1 CS de confiture de fraises (!!! Oui, vous avez bien lu ! J’ai mis de la confiture de framboises préparée par mon adorable petite Mamie, car je n’avais pas de fraise…)
  • 1/2 CS de ketchup (no comment)
  • 1/2 CS d’ail émincé (un autre pilier de la cuisine coréenne)
  • Quelques cacahuètes broyées (on n’est plus à ça près xD)
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Comment ça, ça ne vous fait pas envie ??? Je vous avoue que j’avais mes doutes ! Mais non, mes amis, en vérité je vous le dis : c’est très surprenant et HYPER bon. Les tteok sont fondants et élastiques au milieu, c’est croustillant autour, ça colle délicieusement aux dents… Rien que la texture est un bonheur, elle a quelque chose de réconfortant et d’addictif. Et la sauce… La sauce est exceptionnelle ! Sucrée, salée, aillée, fermentée, piquante… TRES piquante ! J’en avais les larmes aux yeux (pas d’émotion, juste à cause du piment).

Cette première expérience avec ce beau livre de recettes a été un franc succès, qui m’a donné fort envie de retenter l’expérience ! Et il me reste encore plein d’ingrédients étranges à tester :p

A suivre, donc… Et vous les Radis, ça vous tente de vous mettre à la cuisine coréenne ??

Cet article a 6 commentaires

  1. Mais SI ça fait envie ! Belles photos Marioune.

    1. Merci ! Hihi, ça ne m’étonne pas que l’idée te plaise : tu adores le riz gluant, le sucré-salé et les piments… 😉

  2. Ah oui pour sur ça fait envie!
    Et un peu peur aussi
    Mais surtout envie…😋

    1. Oui, c’est bien le concept : on est inquiet et séduit à la fois… 🙂

  3. Aaaaah le Ketchup !
    Un pilier de la gastronomie coréenne ^^
    Curieuse recette, j’aimerais bien tester !
    haha les nouilles aux haricot noirs sur la photo du butin de Kimshi, c’était pour moi ! 😀
    Et en vrai c’était pas mauvais ! Un goût pas très prononcé mais avec un peu de Kikoman ça s’est très bien passé ^^

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