Chers Radis ! Dans mon dernier article, je vous racontais pourquoi le wwoofing est mon moyen favori de voyager au Japon pour pas cher. Grâce à ce volontariat gratuit dans de petites fermes bios, j’ai pu vivre des moments extraordinaires au Japon ! Mais c’est notamment parce que j’ai su bien choisir mes hôtes… Voici donc quelques conseils tirés de mes sept expériences de wwoofing au Japon. J’espère qu’ils vous permettront de vous éclater autant que moi 🙂

1. Devenir membre de “Wwoof Japan” pour accéder à la liste des hôtes

Comme je vous l'expliquais dans mon dernier article, le wwoofing est un échange gratuit entre un hôte (généralement une petite ferme bio) et un volontaire, appelé "wwoofer". Contre environ six heures de volontariat par jour, six jours par semaine, l'hôte garantit au wwoofer le gîte et le couvert GRATUITS !
Comme je vous l’expliquais dans mon dernier article, le wwoofing est un échange gratuit entre un hôte (généralement une petite ferme bio) et un volontaire, appelé “wwoofer”. Contre environ six heures de volontariat par jour, six jours par semaine, l’hôte garantit au wwoofer le gîte et le couvert GRATUITS !

La première chose à faire pour commencer à chercher vos hôtes, c’est de devenir membre de l’association japonaise de wwoofing. Pour cela, il vous faudra aller sur leur site et vous inscrire contre la somme de 5500 yens (un peu moins de 50 €). Grâce à votre statut de membre, vous aurez accès immédiatement à la liste des 400 hôtes de wwoofing au Japon ! Et, bien entendu, à autant de séjours de wwoofing que vous le souhaitez pendant un an…

Une fois inscrit et connecté en tant que membre, vous pourrez donc rechercher des hôtes de wwoofing et accéder au profil détaillé de chacun. Notez que toutes les infos sont disponibles à la fois en japonais et en anglais, avec une traduction parfois un peu approximative 😉 Mais, globalement, les profils des hôtes permettent de se faire une bonne idée d’à qui on a affaire. A condition de savoir les lire, car il y a beaucoup d’informations… Mais pas d’inquiétude ! Ne vous arrêtez pas à la (très vilaine) interface du site et suivez les conseils ci-dessous pour trouver les hôtes parfaits pour votre projet de wwoofing.

2. Dessiner un parcours de wwoofing au fil des préfectures

Le site de l'association Wwoof Japan permet de rechercher les hôtes soit par préfecture (équivalent des départements en France), soit par une de ces huit grandes régions. C'est pratique pour planifier son voyage, car les guides touristiques sont généralement découpés selon les mêmes zones ;)
Le site de l’association Wwoof Japan permet de rechercher les hôtes soit par préfecture (équivalent des départements en France), soit par une de ces huit grandes régions. C’est pratique pour planifier son voyage, car les guides touristiques sont généralement découpés selon les mêmes zones 😉

Selon vos envies et la longueur de votre séjour au Japon, vous aurez bien sûr plus ou moins de temps à consacrer au wwoofing. Sachez que certains hôtes acceptent des wwoofers pour des durées très courtes, comme un weekend, et que d’autres seront prêts à vous accueillir pendant plusieurs mois. Quoiqu’il arrive, ces préférences sont précisées sur leur profil, à la ligne “For how long may WWOOFers stay”.

Personnellement, si j’ai quelques mois devant moi, mon rythme préféré consiste à alterner des phases d’environ deux semaines de wwoofing avec quelques jours de tourisme. Je vais donc dans une ferme pour une quinzaine de jours, puis je reprends la route pendant quelques jours pour rejoindre le lieu de wwoofing suivant. Entre les deux, je fais tout simplement du tourisme 🙂 Pour les ressortissants de l’UE notamment, le visa touriste au Japon de trois mois permet déjà de bien s’éclater ! Et c’est bien sûr un mode de voyage très adapté aux jeunes qui, comme moi, on la chance de faire un visa vacances-travail d’un an au Japon.

Lors de mes deux premiers mois de wwoofing au Japon en 2016, j'ai visité des coins magnifiques. Entre deux fermes, j'ai par exemple pu grimper sur le sublime mont Aso, au centre de l'île de Kyushu.
Lors de mes deux premiers mois de wwoofing au Japon en 2016, j’ai visité des coins magnifiques. Entre deux fermes, j’ai par exemple pu grimper sur le sublime mont Aso, au centre de l’île de Kyushu.

Reste alors à déterminer un parcours au Japon, selon les coins que vous avez envie de visiter. Il y a des hôtes de wwoofing à peu près partout, ce qui permet très facilement de faire un grand tour du Japon 🙂 Pour cela, rendez-vous sur la “Host List” du site de wwoofing et consultez les hôtes par zone géographique. Ils peuvent être triés soit en huit grandes zones, comme par exemple le Kansai et Hokkaido, soit selon les quarante-trois préfectures japonaises.

3. Privilégier vos activités de volontariat préférées

Une fois que vous savez dans quelle préfecture vous voulez aller et à quelle date, il s’agit de trouver un hôte dans chaque région choisie. Pour cela, je vous conseille de réfléchir au genre de volontariat que vous avez envie de faire. En effet, tous les hôtes de wwoofing ont un lien plus ou moins fort avec l’alimentation bio et un mode de vie durable, mais il existe toutes sortes d’hôtes. Certains hôtes sont tout simplement des fermes bios, mais d’autres sont des artisans, des familles qui font leur potager, des restaurants, des chambres d’hôtes… Il y a même quelques temples bouddhistes !

La famille chez qui je séjourne en ce moment en wwoofing ne fait pas seulement du maraîchage : ils font aussi traiteur bio ! Ils proposent notamment de délicieux bentô (boîtes-repas) végétariens et de très bons gâteaux véganes.
La famille chez qui je séjourne en ce moment en wwoofing ne fait pas seulement du maraîchage : ils font aussi traiteur bio ! Ils proposent notamment de délicieux bentô (boîtes-repas) végétariens et de très bons gâteaux véganes. J’en suis bien entendu ravie ^^

En outre, les activités des fermes elles-mêmes diffèrent. A vous de voir : qu’est-ce qui vous attire le plus entre maraîchage, élevage, vergers, rizières… ? Vous pouvez donc affiner votre recherche en consultant la liste des activités exercées par chaque hôte, visible dès la page de résultats. Pour moi, par exemple, mon oreille se dresse aux mots “restaurant” et “café” 😉

Enfin, un détail à ne pas négliger : le nombre d’heures de volontariat par jour. Est-ce que vous avez envie de vous donner à fond, d’apprendre plein de choses sur les cultures bios et de revenir avec des super biscoteaux ? Ou est-ce que vous voulez vous la jouer plus cool ? En général, les hôtes vous demandent six heures de volontariat par jour, six jours par semaine. Mais d’autres formules existent, et vous pouvez le vérifier sur le profil de l’hôte à la rubrique “The number of hours WWOOFers will be asked to volunteer at this Host”.

4. Allez voir les commentaires !

Sur le site de l’association japonaise de wwoofing, on a la chance de pouvoir voir les commentaires laissés par les wwofers précédents. Mais, comme ils sont cachés tout à droite, c’est facile de les louper !

Ça y est, vous avez repéré un hôte dans la région qui vous intéresse et vous avez cliqué sur son profil ? Eh bien, la première chose que je vous conseille de faire, c’est d’aller voir les commentaires. En effet, sur le site de l’association japonaise de wwoofing, on a la chance de voir les retours laissés par d’anciens wwoofers. Ce n’est pas le cas dans tous les pays… Or, les commentaires sont selon moi le meilleur moyen de se faire une idée d’où on va atterrir ! En général, ils donnent des informations très pertinentes, notamment sur la nature du travail demandé.

J’insiste sur ce point car, quand on débute, on a tendance à ne pas remarquer ce petit onglet “Feedback”, tout à droite du profil… Alors, ne tombez pas dans le panneau et allez le voir tout de suite ! Notez que beaucoup d’hôtes n’ont pas de commentaires, et je pense que ça tient à l’interface très “limite” du site. Cela ne devrait donc pas vous arrêter… Mais si commentaires il y a, il faut absolument les lire, car ils sont toujours très instructifs.

C'est grâce aux commentaires que ma copine Margot et moi avions choisi notre tout premier hôte de wwoofing, l'adorable Charley-san. Un séjour inoubliable chez le plus gentil de tous les papys japonais !!
C’est grâce aux commentaires que ma copine Margot et moi avions choisi notre tout premier hôte de wwoofing, l’adorable Charley-san. Un séjour inoubliable chez le plus gentil de tous les papys japonais !!

5. Quelques détails du profil de l’hôte à ne pas négliger

Comme je vous le disais, l’interface de Wwoof Japan n’est pas terrible et les profils des hôtes sont parfois durs à déchiffrer… Voici une liste des éléments-clés à ne pas oublier de vérifier.

Nombre et profil des wwoofers acceptés

Êtes-vous dans les clous ? Si vous êtes plusieurs, assurez-vous que l’hôte peut accueillir plus d’un wwoofer à la fois. Et, même si la plupart des hôtes sont cools et acceptent tout le monde, il se peut que certains imposent des restrictions (pas d’enfants, par exemple). Autant faire un check tout de suite avant de regarder la suite !

Dates de séjour

Assurez-vous que vos dates collent à la durée de séjour que l’hôte accepte (ni trop longue, ni trop courte). Vous pourrez aussi voir à quelle saison ils accueillent du monde et, si votre demande presse, s’ils cherchent actuellement des wwoofers.

On est fin avril mais là où je suis actuellement, dans les Alpes japonaises, le printemps démarre tout juste... Ainsi, si les hivers sont rudes et qu'il n'y a pas grand-chose à faire à la ferme, il se peut que les hôtes de wwoofing n'accueillent personne en hiver.
On est fin avril mais là où je suis actuellement, dans les Alpes japonaises, le printemps démarre tout juste… Ainsi, si les hivers sont rudes et qu’il n’y a pas grand-chose à faire à la ferme, il se peut que les hôtes de wwoofing n’accueillent personne en hiver.

Niveau d’anglais

Tout en bas du profil, vous pourrez voir si l’hôte parle anglais et s’il attend de vous un certain niveau de japonais. Une information bien sûr primordiale ! Mon conseil : si vous êtes débutant et que vous cherchez à améliorer votre japonais, ça peut être un bon plan d’aller chez un hôte qui parle un tout petit peu anglais, mais pas trop bien quand même… Comme ça, il fera l’effort de vous parler japonais même si vous êtes nul 😉

Wifi

À mesure que le temps passe, il est de moins en moins nécessaire de s’en soucier… Mais il se peut quand même que certains hôtes roots n’aient pas de wifi à vous proposer ! Si, comme pour moi, c’est un critère-clé pour vous, pensez à regarder la ligne “Can WWOOFers use your internet with their own computers?”

Végétariens et véganes

Attention, tous les hôtes de wwoofing ne sont pas prêts à vous garantir des repas végétariens ! Oui, je sais, c’est fou… Mais souvenez-vous qu’on mange souvent avec la famille. Et surtout, que le végétarisme est un concept encore TRÈS méconnu au Japon. Je ne vous parle même pas du véganisme… Cependant, certains hôtes sont eux-mêmes très adeptes de la cuisine végétarienne et seront ravis de cuisiner pour vous. Pensez juste à le vérifier à l’avance !

Je ne sais pas comment je me débrouille, mais je me retrouve toujours à faire du wwoofing avec des végétariens ;) La bonne nouvelle, c'est qu'on peut vérifier sur le profil de l'hôte s'il est prêt à cuisiner végétarien pour ses wwoofers. Et c'est ainsi que j'ai pu déguster, par exemple, ces EXCELLENTS sushis végétariens !
Je ne sais pas comment je me débrouille, mais je me retrouve toujours à faire du wwoofing avec des végétariens 😉 La bonne nouvelle, c’est qu’on peut vérifier sur le profil de l’hôte s’il est prêt à cuisiner végétarien pour ses wwoofers. Et c’est ainsi que j’ai pu déguster, par exemple, ces EXCELLENTS sushis végétariens !

Fumeurs

Là aussi, ça peut paraître étrange, mais au Japon il y a des zones entières où on n’a pas le droit de fumer… Il n’est donc pas rare que les hôtes précisent sur leur profil qu’il est impossible de fumer dans leur ferme. Je sais que, pour certains, ce n’est pas un détail !

A vous de jouer 🙂

En suivant ces conseils, je suis sûre que vous trouverez de supers hôtes de wwoofing pour votre voyage au Japon. Il ne vous restera plus qu’à soigner un peu votre propre profil et à leur écrire un petit message sympa. Lancez-vous ! Franchement, c’est beaucoup plus facile qu’on ne le croit… Je n’ai presque jamais eu de réponse négative. Et au moment de partir, pensez à emmener un petit cadeau et des recettes de chez vous ! Et surtout, un sac léger, vous m’en remercierez 😉

Cet article a 10 commentaires

  1. Chlo

    Merci pour tes précieux conseils chérie, j’aime tellement quand tu partages tes expériences incroyables dans ce pays ! Gros bisous <3

    1. Marion

      Trop ravie que ça te fasse autant plaisir de les lire qu’à moi de les écrire ^^

  2. Hildegard

    Aaaaah ça fait envie ! le wwoofing c’est formidable,et ça peut se pratiquer en France aussi !
    Ton article est très utile et pas seulement pour le Japon.
    Tu devrais proposer ton article à Lonely Planet et au Guide du Routard 😉
    A bientôt Nounette😘

    1. Marion

      C’est vrai, je crois qu’on a vraiment beaucoup d’hôtes de wwoofing en France ! De manière générale, maintenant c’est toujours quelque chose que j’ai en tête quand je planifie un voyage 🙂 S’il n’y avait pas eu ce vilain covid-19, je serais surement allée faire du wwoofing en Corée au mois de juin… Mais là c’est pas trop l’ambiance ^^”

  3. Falzon

    Coucou Marion oui avec tes talents d’écriture et de photographe en effet, tu pourrais bosser pour les guides touristiques!
    Je vois que tu confines dans de bonnes conditions, tant mieux.
    Ici ça va mais c’est dur boulot à mi temps en télétravail pour moi mais chômage complet pour mon mari masseur…c’est vraiment pas la bonne reconversion en ces temps troublés.
    J’ai partagé tes bons tuyaux avec mes enfants bien sûr!
    Merci pour tes articles qui aident bien à l’évasion

    1. Marion

      Merci beaucoup Marie ! Je ne dis pas non à bosser pour des guides, il faut que je me penche là-dessus 😉 Au fait, figure-toi que j’ai beaucoup pensé à ton fiston wwoofer en écrivant cet article !!
      Je vous souhaite bon courage à toute la famille, ça ne doit pas être une situation facile à gérer…

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