Mes amis Radis, voici quelques nouvelles de la préparation de mon voyage en Transsibérien ! Comme je vous l’expliquais dans un article d’avril, cette année j’ai décidé de poursuivre mes rêves. Et cela inclut de faire 9000 bornes de train entre St Pétersbourg et Pékin, en l’espace de huit semaines 😉 Puis d’aller passer un an au fabulous Japan, of course… Voilà donc deux mois que je prépare soigneusement mon itinéraire en Russie, Mongolie, Chine et Japon. Et que je me frotte… à mes quatre demandes de visa T_T Je vous raconte ça, c’est l’occase de faire le point sur mon itinéraire !

Visa n°1 : la Russie

Eh oui, mon voyage commence par quatre semaines en Russie, de St Pétersbourg jusqu’à Irkoutsk, qui se trouve au bord du lac Baïkal. Franchement, je n’ai pas choisi la facilité avec cet itinéraire ! Les visas pour la Chine et la Russie, notamment, sont notoirement difficiles à obtenir. D’autant plus que j’habite à Lyon et que les demandes de visa pour la Russie se font à Paris. En lisant des forums et en prenant des avis autour de moi, j’ai donc décidé de ne pas prendre de risque pour mon visa russe. S’il m’est refusé, c’est tout mon rêve de transsibérien qui tombe à l’eau !

Pour mon voyage en Russie, je fais donc appel à une agence qui a bonne réputation, “Russie Autrement“. Je me fais un point d’honneur à la mentionner car ils font un truc très cool pour nous autres blogueurs… Si on parle d’eux sur notre blog, ils nous offrent le “voucher” (ou invitation touristique) nécessaire pour obtenir le visa ! Ce qui fait que, malgré le fait de passer par une agence, mon visa ne me coûte “que” 107 €. Je suis très fière de m’en sortir à si bon compte 😉 Et c’est grâce à vous chers Radis, alors merci !

Visa n°2 : la Mongolie

Après avoir été en goguette en Russie tout le mois de septembre, je bifurquerai plein sud pour quitter le Transsibérien et prendre le Transmongolien. Ma base pour ces dix jours en Mongolie sera la capitale, Ulan Bator, qui se trouve en plein centre du pays. Mais j’ai déjà prévu de faire une semaine de trek dans les parcs nationaux, auprès des nomades et notamment à dos de poney 🙂

Là, moins de stress : je fais la demande de visa moi-même, par correspondance. Le seul truc contraignant, c’est qu’il faut déjà avoir ses billets d’entrée et de sortie du territoire quand on fait la demande… Mais en tout, ce n’est ni le plus chiant, ni le plus cher à faire (95 € avec les frais postaux).

Visa n°3 : la Chine

Le dernier tronçon de mon long trajet en train sera le loooooong voyage entre Ulan Bator, capitale de la Mongolie, et Pékin. Vingt-sept heures de trajet 😉 Mais j’ai trop hâte !!! Après ça je passe déjà huit jours à visiter Pékin et ses environs. Ensuite, il me restera dix jours avant d’atterrir au Japon, mais je n’ai pas encore décidé ce que j’allais en faire…

Par contre, avant de me réjouir il faut déjà que j’obtienne mon visa pour la Chine. Et ça, c’est pas gagné d’avance… Par chance, je peux aller faire la demande directement au centre de visas de Lyon. Mais c’est hallucinant toutes les pièces qu’ils me demandent : ils veulent TOUS mes billets de train et d’avion entre mon point de départ (notre douce France) et Beijing. Soit toutes les étapes de deux mois de backpacking *o* Franchement, je ne sais pas du tout si mon dossier va passer. Je croise les didis…

Visa n°4 : permis vacances-travail au Japon

Je vous rassure tout de suite : pour les ressortissants de l’UE, pas besoin de visa pour faire jusqu’à 90 jours de tourisme au Japon ! Je le précise car je sais que bon nombre d’entre vous envisagent de venir me rendre visite 😉 Alors n’hésitez surtout pas : il n’y a AUCUNE démarche à faire pour vous. On vous tamponnera juste votre passeport à l’arrivée à l’aéroport, pour prouver votre date d’entrée, et si vous ressortez dans les trois mois il n’y a RIEN de plus à faire. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai procédé les deux premières fois que je suis allée au Japon :p

En ce qui me concerne, c’est une autre histoire : j’ai choisi de postuler à un “permis vacances-travail” (ou PVT). En tant que Française de moins de 31 ans, j’ai la grande chance de pouvoir prétendre à ce visa gratuit, qu’on ne peut obtenir qu’une seule fois dans sa vie. J’ai donc monté un gros dossier avec preuve de revenus, itinéraire et budget détaillés, lettre de motivation en anglais, etc. ET JE L’AI OBTENU IL Y A QUELQUES SEMAINES !!! Je suis super contente ^^

Grâce à ce sésame, j’ai le droit de séjourner un an au Japon et d’y faire CE QUE JE VEUX : travailler, ne pas travailler, faire du tourisme, du wwoofing, du volontariat… C’est un de mes rêves les plus chers et c’est pourquoi il était logique pour moi d’enchaîner le Transsibérien avec ce long séjour au Japon. Bonus : je peux entrer et sortir du territoire autant que je veux ! A moi les petites excursions en Corée et en Asie du Sud-Est 😉

Score actuel : 1/4 visas (médiocre)

Bref, vous l’aurez compris : “on n’est pas sortis de la berge”, comme dit Gad Elmaleh. Car la petite difficulté qu’on n’anticipe pas forcément, c’est qu’on n’a qu’un seul passeport. Or, pour chaque demande de visa, il faut bien-sûr joindre l’original afin que l’administration y colle le fameux sésame. Et chaque demande peut prendre des semaines. Sans compter qu’il faut avoir toutes les pièces sous la main (attestation d’assurance, réservations de trains, d’avions et d’hôtels)…

Il me reste à obtenir les visas pour la Russie, la Chine et la Mongolie. Vous me suivez ? Ajoutez à l’équation que j’ai besoin de mon passeport pour un déplacement pro en Albanie mi-juillet… Et vous obtenez le casse-tête avec lequel je me débats en ce moment. Pourvu que ça passe !!! On y croit très fort 😉

Quelques conseils sur les visas pour les aspirants Transsibériannistes

Oui, c’est un néologisme. J’en suis très fière. Bref, pour ceux qui envisagent de faire le même type de voyage, voici les enseignements que je tire de mes propres galères de visa :

  • Définissez votre itinéraire le plus tôt possible : ça impose de prendre des décisions déchirantes (Iekerinbourg ou pas Iekaterinbourg ? Combien de jours en Mongolie… ?) MAIS, sans lui, vous ne pourrez avancer sur rien.
  • Prévoyez d’y consacrer du temps ! Même en ayant l’habitude de voyager, je n’imaginais pas que planifier ce voyage et faire toute cette paperasse me prendrait autant d’énergie.
  • Commencez à planifier au moins quatre mois à l’avance. Pour ma part, je m’y suis mise cinq mois à l’avance, et je trouve que ce n’est pas de trop.
  • Les visas touristiques pour la Russie, la Mongolie et la Chine étant valables trois mois après obtention (c’est-à-dire qu’on a trois mois pour entrer sur le territoire), ne faites pas les demandes trop tôt non-plus 😉
  • Dès que vous avez votre itinéraire, réservez tout ce que vous pouvez : trains, avions, hôtels. Vous en aurez besoin pour les demandes de visas. Pour les hôtels, Hostelworld et Booking proposent des réservations presque toujours remboursables : alors pas d’hésitation, on fonce !
  • Pour chaque pays, allez vous renseigner sur les procédures de visa et listez toutes les pièces dont vous avez besoin. Voyez aussi s’il faut se déplacer (Russie et Chine) ou si ça peut être fait par correspondance (Mongolie).
  • Planifiez ensuite à quelle date vous faites quelle demande, en gardant en tête qu’à chaque fois il faudra attendre d’avoir récupéré votre passeport de la précédente demande !
  • Pour la Russie, envisagez de faire appel à une agence comme Russie Autrement pour ne pas trop galérer.
  • Si vous envisagez de faire une demande de PVT, comme moi au Japon, le site pvtistes.net prodigue de bons conseils. Merci à eux !

Bon courage à tous ceux qui tenteraient l’aventure… Et bon courage à moi, car j’ai encore du taff xD Allez hop, je m’y remets !

Cet article a 3 commentaires

  1. Hildegard

    Ouh la la. ..ça demande du courage la grande évasion ! Un jour prochain tu seras dans le train et tu goûteras ton plaisir ; )

    1. Marion

      Ouiiii, tout ça vaut bien-sûr largement la peine !! J’espère que je n’ai pas l’air de me plaindre 😉

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